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22 novembre 2010 1 22 /11 /novembre /2010 18:15

urgenceAlors que les cartes Paris (comme Constance enlevée) vont donner une grande tendance dans la partie, les 15 cartes Perfidie sont la petite pique qui peut faire basculer un tour en faveur de Milady:

 

- Renforts (x2): combinés à un tour où Milady gagne un dé (et/ou la carte Paris Trafiquants), Milady peut alors surprendre les Mousquetaires, ou tout du moins semer un vent de panique qui oblige les Mousquetaires à sur-investir sur La Rochelle. Si les Mousquetaires risquent d'être tenté de placer un double combat pour sauver leur peau, Milady peut appuyer encore plus en programmant la Rochelle ce tour (et rendre ce double combat caduque).

 

- Conscrits: Pour que la carte s'applique au maximum, il faut privilégier les tours où aucun Mousquetaire n'est blessé, et faire perdre une action à chacun des Mousquetaires le tour où les urgences sont multiples (Louvre, Paris, La Rochelle) pourraient faire empirer la situation. Face à 5 Mousquetaires notamment, Conscrits et Impasse sont des cartes perfidie à aller éventuellement chercher grâce à Richelieu (si Milady en a le loisir).

 

- Embastillé: A utiliser sur le personnage clef du moment:

  • un Mousquetaire engagé dans un corridor du premier plateau des Ferrets (obligeant ainsi à retourner dans ce corridor, ce qui est coûteux en actions);
  • combiné à une embûche Nemesis, mettre le Mousquetaire concerné en prison pour le ralentir;
  • un Mousquetaire simplement bien équipé pour les défis/duels du moment (plus un Mousquetaire est sur-équipé, plus il devient une cible pour les perfidies).

Bien sûr les discussions et échanges des Mousquetaires sont autant d'indices pour deviner ce personnage clef du tour.

 

- Guet-apens (x2): Tout comme la précédente, la blessure du Guet-apens sera une arme redoutable pour ralentir le personnage clef, si celui-ci n'est qu'à un point de vie, et gagne ainsi un aller simple au Vieux Colombiers pour y passer ce tour. Si Milady a des cartes perfidie en main, les Mousquetaires à un point de vie peuvent anticiper en achetant des baumes (tout en s'équipant).

 

- Isolés: Interdire les échanges est souvent assez délicat/contextuel à jouer (pensez à retirer la carte dans le jeu à 2 joueurs, éventuellement aussi à 3 joueurs). C'est une carte à privilégier en amont du 2ème et 4ème plateaux de la quête des Ferrets où les défis seront nombreux (et les échanges cruciaux), mais également si un gros déséquilibre de cartes apparaît entre les différentes mains des Mousquetaires.

 

- Impasse (x2): Faire avancer le temps sera d'autant plus pertinent si cela permet à Milady de jeter un dé de plus à La Rochelle ce tour. Attention: si les Mousquetaires ont une carte "Un pour Tous", jouer une Impasse sera une tentation pour dépenser le "Un pour tous" et éviter ainsi 2 avancées (celle de l'Impasse et celle de la fin du tour). C'est une carte particulièrement méchante dans le jeu à 5 Mousquetaires.

 

- Complot (x3): L'Honneur de la Reine est souvent bien défendu en début/milieu de partie (pour avoir des pistoles et des marqueurs épopée) et délaissé ensuite par les Mousquetaires. Si Milady réussit à obtenir 2 ou 3 complots (éventuellement aidée par Richelieu), alors elle pourrait prendre les Mousquetaires par surprise (en appuyant éventuellement avec la carte Paris ad hoc). C'est de toute façon une bonne carte tactique si elle permet à Milady de franchir le cap où les Mousquetaires ne peuvent plus perdre le Louvre (et doivent le gérer ou gagner), mais aussi en milieu de partie pour effrayer un peu les Mousquetaires.

 

- Baume: C'est une carte qui incitera Milady à prendre plus de risques avec Rochefort, tout en le soignant dès qu'il a perdu 2 points de vie (pour éviter de donner une carte "Un pour tous" aux Mousquetaires). C'est aussi la seule solution pour remettre Rochefort en jeu si celui-ci avait perdu tous ses points de vie.

 

- Urgence (x2): Il ne faut pas de préférence utiliser le sablier quand des Mousquetaires sont blessés, mais plutôt quand les décisions seront cruciales (plusieurs feux déclarés à Paris, au Louvre, à La Rochelle ou aux Ferrets à cause du temps) pour pousser les Mousquetaires à l'erreur (comme de trop piocher). Si les Mousquetaires ont caché leurs intentions (à Milady mais aussi à leur équipe du coup) alors c'est le tour où Milady sera incitée à jouer Urgence. C'est une carte idéale pour le dernier tour de jeu (la cerise sur le gâteau...).

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18 novembre 2010 4 18 /11 /novembre /2010 09:00

essarts

Milady n'est pas la seule à avoir des surprises dans ses manches: les Personnages sont peu nombreux mais seront les petites bulles d'air qui peuvent sortir les Mousquetaires de situations problématiques.

 

M. des Essarts: Ses 3 pistoles seront toujours utiles au plus tôt pour acheter de l'équipement, et d'autant plus si Milady bloque le Louvre avec Rochefort. C'est également un moyen surprise pour faire sortir de la Bastille sans trop de casse ou pour contrer des Mendiants, si Milady a imposé cela au moment où les finances étaient au plus bas: l'avoir en main peut inciter à jouer au plus tendu niveau argent (mais il ne faut pas oublier que les murs ont des oreilles, et qu'il est essentiel de ne pas paraître trop transparent).

 

"Le duc d’Orléans visitait les postes. Les gardes coururent aux armes, d’Artagnan prit son rang au milieu de ses camarades.

Monsieur passa sur le front de bataille ; puis tous les officiers supérieurs s’approchèrent de lui pour lui faire leur cour, M. des Essarts, le capitaine des gardes, comme les autres.

Au bout d’un instant il parut à d’Artagnan que M. des Essarts lui faisait signe de s’approcher de lui : il attendit un nouveau geste de son supérieur, craignant de se tromper, mais ce geste s’étant renouvelé, il quitta les rangs et s’avança pour prendre l’ordre.

« Monsieur va demander des hommes de bonne volonté pour une mission dangereuse, mais qui fera honneur à ceux qui l’auront accomplie, et je vous ai fait signe afin que vous vous tinssiez prêt.

– Merci, mon capitaine ! » répondit d’Artagnan, qui ne demandait pas mieux que de se distinguer sous les yeux du lieutenant général."


(http://fr.wikisource.org/wiki/Les_Trois_Mousquetaires/Chapitre_41)

 

Buckingham: Un jeton épopée peut paraître parfois anecdotique mais s'il permet d'avoir un passage secret sur le 4ème plateau des Ferrets par exemple, ou en amont de faciliter pour un des Mousquetaires un plateau précédent, alors ce jeton surprise se révélera précieux.

 

"Cependant, tout isolé qu’il se trouvait, il faut le dire, le duc de Buckingham n’éprouva pas un instant de crainte ; un des côtés saillants de son caractère était la recherche de l’aventure et l’amour du romanesque. Brave, hardi, entreprenant, ce n’était pas la première fois qu’il risquait sa vie dans de pareilles tentatives ; il avait appris que ce prétendu message d’Anne d’Autriche, sur la foi duquel il était venu à Paris, était un piège, et au lieu de regagner l’Angleterre, il avait, abusant de la position qu’on lui avait faite, déclaré à la reine qu’il ne partirait pas sans l’avoir vue. La reine avait positivement refusé d’abord, puis enfin elle avait craint que le duc, exaspéré, ne fît quelque folie."


(http://fr.wikisource.org/wiki/Les_Trois_Mousquetaires/Chapitre_12)

 

M. de Bassompierre: Ce personnage est probablement une raison pour ne pas remplir les 3 renforts de La Rochelle trop précipitamment: en effet, Bassompierre y ajoute une épée, que Milady ne peut pas enlever, et sans avoir l'obligation de se trouver à La Rochelle pour y envoyer Bassompierre en émissaire. Si Bassompierre ne tardent pas trop à arriver, économiser ainsi une carte Combat pourrait sauver la mise des Mousquetaires! Le joueur qui possède ce personnage peut inciter un Mousquetaire actuellement bloqué à la Rochelle à visiter d'autres lieux.

 

"Aussi Bassompierre, qui était à la fois protestant et catholique, protestant de conviction et catholique comme commandeur du Saint-Esprit ; Bassompierre, qui était allemand de naissance et français de cœur ; Bassompierre, enfin, qui avait un commandement particulier au siège de La Rochelle, disait-il, en chargeant à la tête de plusieurs autres seigneurs protestants comme lui :

« Vous verrez, messieurs, que nous serons assez bêtes pour prendre La Rochelle ! »"


(http://fr.wikisource.org/wiki/Les_Trois_Mousquetaires/Chapitre_41)

 

Duchesse de Chevreuse: L'Honneur de la Reine ne parait pas critique en début de partie, car il est souvent intéressant de défendre Le Louvre (pour en tirer vénalement des pistoles, donc de l'équipement). Néanmoins, Milady a 3 cartes Perfidie qui permettent de faire baisser cet Honneur, et dès que les Mousquetaires approchent de la zone critique où un échec au Louvre fait perdre la partie, la Duchesse sera probablement leur meilleure alliée.

 

"Maître Bonacieux fut introduit de nouveau, et, sur un signe du cardinal, l’officier se retira.

« Vous m’avez trompé, dit sévèrement le cardinal.

– Moi, s’écria Bonacieux, moi, tromper Votre Éminence !

– Votre femme, en allant rue de Vaugirard et rue de La Harpe, n’allait pas chez des marchands de toile.

– Et où allait-elle, juste Dieu ?

– Elle allait chez la duchesse de Chevreuse et chez le duc de Buckingham.

– Oui, dit Bonacieux rappelant tous ses souvenirs ; oui, c’est cela, Votre Éminence a raison. J’ai dit plusieurs fois à ma femme qu’il était étonnant que des marchands de toile demeurassent dans des maisons pareilles, dans des maisons qui n’avaient pas d’enseignes, et chaque fois ma femme s’est mise à rire. Ah ! Monseigneur, continua Bonacieux en se jetant aux pieds de l’Éminence, ah ! que vous êtes bien le cardinal, le grand cardinal, l’homme de génie que tout le monde révère. »

Le cardinal, tout médiocre qu’était le triomphe remporté sur un être aussi vulgaire que l’était Bonacieux, n’en jouit pas moins un instant"


(http://fr.wikisource.org/wiki/Les_Trois_Mousquetaires/Chapitre_14)

 

Lord of Winter: Les Mousquetaires sont constamment en mal de cartes Aventure, et ces 3 cartes bonus (en réalité, 2 cartes de différentiel pour une action) seront toujours intéressantes au plus tôt, dès que le Mousquetaire qui a des connexions avec le Lord a une action en reliquat (voire en toute première action du tour pour avoir l'information de la pioche pour agir).

 

"Quant à d’Artagnan, il avait joué purement et simplement un jeu défensif ; puis, lorsqu’il avait vu son adversaire bien fatigué, il lui avait, d’une vigoureuse flanconade, fait sauter son épée. Le baron, se voyant désarmé, fit deux ou trois pas en arrière ; mais, dans ce mouvement, son pied glissa, et il tomba à la renverse.

D’Artagnan fut sur lui d’un seul bond, et lui portant l’épée à la gorge :

« Je pourrais vous tuer, monsieur, dit-il à l’Anglais, et vous êtes bien entre mes mains, mais je vous donne la vie pour l’amour de votre sœur. »

D’Artagnan était au comble de la joie ; il venait de réaliser le plan qu’il avait arrêté d’avance, et dont le développement avait fait éclore sur son visage les sourires dont nous avons parlé.

L’Anglais, enchanté d’avoir affaire à un gentilhomme d’aussi bonne composition, serra d’Artagnan entre ses bras, fit mille caresses aux trois mousquetaires, et, comme l’adversaire de Porthos était déjà installé dans la voiture et que celui d’Aramis avait pris la poudre d’escampette, on ne songea plus qu’au défunt.

Comme Porthos et Aramis le déshabillaient dans l’espérance que sa blessure n’était pas mortelle, une grosse bourse s’échappa de sa ceinture. D’Artagnan la ramassa et la tendit à Lord de Winter."

 

(http://fr.wikisource.org/wiki/Les_Trois_Mousquetaires/Chapitre_31)

 

O'Reilly: Comme le précédent personnage, ces cartes additionnelles seront bienvenues, et inciteront peut être à une action d'échange dans la foulée (les 3/4 cartes -5 avec Tréville en 5ème Mousquetaire -, seront réparties, et le hasard fait parfois malheureusement mal les choses!).

 

"« Monsieur O’Reilly, lui dit le duc en le conduisant dans la chapelle, voyez ces ferrets de diamants, et dites-moi ce qu’ils valent la pièce. »

L’orfèvre jeta un seul coup d’œil sur la façon élégante dont ils étaient montés, calcula l’un dans l’autre la valeur des diamants, et sans hésitation aucune :

« Quinze cents pistoles la pièce, Milord, répondit-il.

– Combien faudrait-il de jours pour faire deux ferrets comme ceux-là ? Vous voyez qu’il en manque deux.

– Huit jours, Milord.

– Je les paierai trois mille pistoles la pièce, il me les faut après-demain.

– Milord les aura.

– Vous êtes un homme précieux, monsieur O’Reilly, mais ce n’est pas le tout : ces ferrets ne peuvent être confiés à personne, il faut qu’ils soient faits dans ce palais.

– Impossible, Milord, il n’y a que moi qui puisse les exécuter pour qu’on ne voie pas la différence entre les nouveaux et les anciens."

 

(http://fr.wikisource.org/wiki/Les_Trois_Mousquetaires/Chapitre_21)

 

Ketty: Baisser le niveau requis pour les défis du Louvre et de Paris se révélera particulièrement efficace si dans le tour les Mousquetaires se coordonnent pour faire un défi de chaque côté: Ketty est une alliée de choix face aux cartes Constance enlevée et Constance séquestrée, qui ont justement une dynamique de résolution sur 2/3 tours (ce qui permet cette coordination). Face à la carte Paris Trafiquants (qui comporte 2 défis), vous pourrez probablement surprendre Milady et la résoudre une fois Ketty révélée: enlever les Trafiquants au plus vite, sauf fin de partie, n'est jamais une mauvaise idée!

 

Ketty, qui n’avait point lâché la main de d’Artagnan, l’entraîna par un petit escalier sombre et tournant, et, après lui avoir fait monter une quinzaine de marches, ouvrit une porte.

« Entrez, monsieur le chevalier, dit-elle, ici nous serons seuls et nous pourrons causer.

– Et quelle est donc cette chambre, ma belle enfant ? demanda d’Artagnan.

– C’est la mienne, monsieur le chevalier ; elle communique avec celle de ma maîtresse par cette porte. Mais soyez tranquille, elle ne pourra entendre ce que nous dirons, jamais elle ne se couche qu’à minuit. »

D’Artagnan jeta un coup d’œil autour de lui. La petite chambre était charmante de goût et de propreté ; mais, malgré lui, ses yeux se fixèrent sur cette porte que Ketty lui avait dit conduire à la chambre de Milady.

 

(http://fr.wikisource.org/wiki/Les_Trois_Mousquetaires/Chapitre_33)

 

Les Personnages sont une incitation à la pioche, et en dehors de Lord de Winter, les Mousquetaires ne doivent pas négliger de les échanger (à l'occasion d'un échange sans limite pour d'autres cartes) si le Mousquetaire qui en possède a beaucoup à faire: peu importe dans ce cas qui les joue.

 

Enfin, même un Personnage peut être défaussé avec le pouvoir d'Aramis pour être utilisé en joker, ce qui à l'approche de la fin de partie peut se révéler plus rentable que de les jouer.

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29 octobre 2010 5 29 /10 /octobre /2010 12:30

mendiantsMilady n'a que 5 embûches en réserve, et ne peut en placer qu'une sur un lieu à un instant donné. Il lui faudra donc trouver les bonnes opportunités pour affaiblir au maximum les Mousquetaires, et compenser ainsi l'adversaire placé en moins.

 

Mendiants: Un des moyens de pression de Milady est l'argent (qui sert initialement pour les équipements, puis pour des baumes).

 

Si cette carte est placée initialement sur Le Louvre, Milady fera payer pour accéder à la source principale d'argent (mais les Mousquetaires ont à ce moment là les pistoles pour payer) et retardera leurs premiers achats.

 

En cours de jeu, cette embûche peut être encore plus vicieuse si les Mousquetaires ne peuvent pas payer:

 

- sur Paris, les Mousquetaires vont être forcés d'aller prendre des pistoles au Louvre (et Rochefort pourrait alors les accueillir);

 

- sur le Louvre, bloquant totalement l'accès aux Pistoles (en dehors du personnage qui en donne 3, et d'éventuels adversaires sur Paris), obligeant ainsi les Mousquetaires à rater intentionnellement le Louvre pour cette quête (et investir des efforts ailleurs), ce qui défaussera l'embûche...

 

Voleur: Plus les Mousquetaires sont nombreux sur le lieu, ou susceptibles d'y passer dans un futur proche, et plus cette carte sera efficace. Si les Mousquetaires vont acheter de l'équipement (Milady après tout est libre d'écouter), c'est un moyen possible de les retarder.

 

Assassin: Là encore, plus le lieu est peuplé, et d'autant plus si les Mousquetaires présents n'ont qu'un point de vie, plus une blessure (et un éventuel passage au Vieux Colombiers) pourrait mettre un sérieux grain de sable dans les plans des Mousquetaires.

 

Courtisane: Certains signes indicateurs renforceront la pertinence de cette embûche:

 

- les Mousquetaires sont globalement pauvres en cartes en main (et plus spécifiquement Aramis et son pouvoir de joker) ;

 

- les Mousquetaires ont négligé les améliorations;

 

- les Mousquetaires ont déjà beaucoup dépensé de cartes dans le défi ainsi renforcé.

 

Nemesis: La Nemesis va bien sûr être affecté à un Mousquetaire peu désireux de se rendre sur le lieu en question car il est:

 

- occupé à la quête des ferrets (notamment engagé dans un corridor du premier plateau);

 

- actuellement blessé au Vieux Colombiers (ou "futur" blessé avec un Assasin ou une carte Perfidie) ce qui retarde la résolution du lieu d'un tour (et un Rochefort le tour suivant pourrait retarder encore plus);

 

- peu à même de faire d'autres actions sur le lieu (défi dans sa caractéristique faible) ou simplement peu équipé.

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22 septembre 2010 3 22 /09 /septembre /2010 18:00

combatLes cartes Combat sont une denrée précieuse (un tiers de la pioche des cartes Aventure), car elles vous seront fréquemment utiles pour les divers duels en cours de partie: c'est en effet le seul moyen d'augmenter le nombre de dés lancés au-délà des 3 initiaux, et améliore sensiblement les chances de réussite (et sans équipement ou pouvoir particulier, avoir un dé de plus que l'adversaire est en moyenne suffisant).

 

La première tentation pour dépenser les cartes Combats autrement va concerner la Rochelle. Les Mousquetaires doivent être particulièrement vigilants dans ce lieu, car Milady possède de meilleurs dés, et peut donc mettre une pression terrible sur la Rochelle. Si les Mousquetaires sont déficitaires en cartes Combats, la meilleure arme est de pouvoir encaisser les attaques de Milady. Cette option est leur meilleur moyen de contrôle sur l’aléa causé par la guerre, et sera d'autant plus facile qu'ils auront fait l'acquisition d'un pur-sang (pour aller régulièrement freiner à La Rochelle).

 

Une deuxième tentation de dépense sera pour améliorer les bottes. Les chances de faire une botte sont (en fonction du nombre de dés lancés):


  • Mousquetaire (hors D'Artagnan) de base: 3D : 4%, 4D : 11%, 5D : 21%, 6D : 31%


  • Mousquetaire amélioré ou D'Artagan de base: 3D : 11%, 4D : 27%, 5D : 44%, 6D : 57%


  • D'Artagnan amélioré: 3D : 22%, 4D : 39%, 5D : 53%, 6D : 65%

 

 

Les bottes incitent ainsi à dépenser des cartes Combats pour les tenter plus fréquemment.

 

Attention, le mieux est l'ennemi du bien: même si l'amélioration de la botte de D'Artagnan est une bonne idée, améliorer toutes les autres bottes des Mousquetaires pourrait se révéler trop coûteux.

 

Les Mousquetaires doivent conserver des cartes Combats pour les duels vitaux. L’équipement, surtout s’il est acheté tôt, permet aux Mousquetaires de bénéficier de gros avantages pendant la partie et d'économiser un minimum:

 

- le Pistolet ne vous sert qu'au premier tour dans un duel mais augmente sensiblement vos chances de gagner contre un adversaire standard (qui n'a après tout qu'un seul point de vie);

 

- la Cuirasse améliore les chances de réussite très légèrement (la cuirasse multiplie les cas d'égalité en combat et permet donc d'avoir les adversaires à l'usure) mais donne surtout une meilleure résistance sur le long terme;

 

- la Lame de Tolède est un très bon complément à l'amélioration de botte, et permet de s'adapter un peu au tirage.

 

Le pouvoir d'Aramis vous permettra de transformer une carte quelconque en carte Combat spécifiquement pour les duels (pour rappel, ce pouvoir ne peut pas être utilisé pour La Rochelle ou pour améliorer sa botte), mais les sollicitations pour utiliser ce pouvoir seront de toute façon nombreuses.

 

Notez aussi qu'il est aussi possible d'économiser des cartes Combats sur le plateau 3 de la quête des Ferrets grâce aux jetons épopée: à la fin de ce plateau, seul les multiples de 3 jetons épopée seront intéressants à garder (pour les passages secrets du plateau 4) et ce qui dépasse peut alors être dépensé.

 

Enfin, il y a exactement 3 cartes "double Combat" qui seront un boost pour vous assurer un duel, mais pourront servir également à La Rochelle si vous avez l'assurance que Milady n'y est pas ce tour, ce qui la forcera à aller la retirer le tour suivant.

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16 septembre 2010 4 16 /09 /septembre /2010 15:00

 

En plus de Rochefort, Milady dispose d’une armée de cartes adversaires qu’elle placera sur la route des Mousquetaires, pour les missions à Paris ou au Louvre.

 

Milady dispose usuellement d'une force 2 ou 3 à répartir lors de ces missions, exceptionnellement 4 (sur la carte Paris "Message pour la Reine").

 

Les adversaires de Force 1 sont assez rares (3 sur les 12) et rapportent peu aux Mousquetaires (1 pistole). Boisrenard et Lubin pourront ainsi disparaître rapidement dans les premiers duels (où ils sont les plus effrayants alors que les Mousquetaires sont peu équipés).

 

adversaire boisrenard

"... D’Artagnan frappa sur l’épaule du chef :


« Ne boirai-je pas à votre santé et vous à la mienne ? dit-il, en remplissant deux verres du vin de Beaugency qu’il tenait de la libéralité de M. Bonacieux.

– Ce sera bien de l’honneur pour moi, dit le chef des sbires, et j’accepte avec reconnaissance.

– Donc, à la vôtre, monsieur… comment vous nommez-vous ?

– Boisrenard.

– Monsieur Boisrenard !

– À la vôtre, mon gentilhomme : comment vous nommez-vous, à votre tour, s’il vous plaît ?

– D’Artagnan.

– À la vôtre, monsieur d’Artagnan !

– Et par-dessus toutes celles-là, s’écria d’Artagnan comme emporté par son enthousiasme, à celle du roi et du cardinal. »

 

Le chef des sbires eût peut-être douté de la sincérité de d’Artagnan, si le vin eût été mauvais ; mais le vin était bon, il fut convaincu."

 

(http://fr.wikisource.org/wiki/Les_Trois_Mousquetaires/Chapitre_9)

 

adversaire lubin

"...

– Laissez-moi passer !

– Vous ne passerez pas.

– Mon brave jeune homme, je vais vous casser la tête. Holà, Lubin ! mes pistolets.

– Planchet, dit d’Artagnan, charge-toi du valet, je me charge du maître. »

 

Planchet, enhardi par le premier exploit, sauta sur Lubin, et comme il était fort et vigoureux, il le renversa les reins contre terre et lui mit le genou sur la poitrine.

 

« Faites votre affaire, monsieur, dit Planchet ; moi, j’ai fait la mienne. »"

 

 

 

(http://fr.wikisource.org/wiki/Les_Trois_Mousquetaires/Chapitre_20)

 

 

sbire

 

 

Le dernier adversaire de niveau 1 est le Sbire qui sera un peu le choix de Milady par défaut:

 

- il ne reste plus qu'1 de Force pour compléter;

 

- il n'y a pas une carte embûche plus appropriée à jouer;

 

- il est souhaitable de placer un duel de plus pour ralentir les Mousquetaires (le plus coûteux est de devoir faire un duel, pas la difficulté de celui-ci).

 

Milady aura ainsi grâce au Sbire toujours la possibilité de compléter la Force des missions même en fin de partie.

 

 

 

 

Les adversaires de Force 2 sont les plus fréquents (6 sur les 12), ont tous une attaque à 3 dés et se compléteront bien éventuellement avec une embûche (notamment Nemesis) ou un des précédents adversaires. Ces adversaires ont chacun leur petite spécificité:

 

- Bernajoux a une botte secrète, certes peu probable (mais du coup d'autant plus marquante);

 

- Biscarat ignore les bottes des Mousquetaires, et sera utile si les Mousquetaires ont par trop abusé de cette amélioration;

 

- Brisemont relance un dé au premier tour et pourra alors s'adapter, notamment espérer une attaque supplémentaire sur le seuil de la défaite;

 

- Cahusac et son terrible Pistolet;

 

- Jussac qui grignote les points de vie des Mousquetaires (mais est le seul de Force 2 ou moins à rapporter un jeton épopée);

 

- l'endurant Vitray qui pourrait gagner sur le fil...

 

adversaire bernajoux

"...

– Comment vous appelez-vous ?

– Bernajoux, pour vous servir.

– Eh bien, monsieur Bernajoux, dit tranquillement d’Artagnan, je vais vous attendre sur la porte.

– Allez, monsieur, je vous suis.

– Ne vous pressez pas trop, monsieur, qu’on ne s’aperçoive pas que nous sortons ensemble ; vous comprenez que pour ce que nous allons faire, trop de monde nous gênerait.

– C’est bien », répondit le garde, étonné que son nom n’eût pas produit plus d’effet sur le jeune homme.

 

En effet, le nom de Bernajoux était connu de tout le monde, de d’Artagnan seul excepté, peut-être ; car c’était un de ceux qui figuraient le plus souvent dans les rixes journalières que tous les édits du roi et du cardinal n’avaient pu réprimer."

 

(http://fr.wikisource.org/wiki/Les_Trois_Mousquetaires/Chapitre_6) 

 

adversaire biscarat

"... Restaient Porthos et Biscarat. Porthos faisait mille fanfaronnades, demandant à Biscarat quelle heure il pouvait bien être, et lui faisait ses compliments sur la compagnie que venait d’obtenir son frère dans le régiment de Navarre ; mais tout en raillant, il ne gagnait rien. Biscarat était un de ces hommes de fer qui ne tombent que morts.

 

Cependant il fallait en finir. Le guet pouvait arriver et prendre tous les combattants, blessés ou non, royalistes ou cardinalistes. Athos, Aramis et d’Artagnan entourèrent Biscarat et le sommèrent de se rendre. Quoique seul contre tous, et avec un coup d’épée qui lui traversait la cuisse, Biscarat voulait tenir ; mais Jussac, qui s’était élevé sur son coude, lui cria de se rendre. Biscarat était un Gascon comme d’Artagnan ; il fit la sourde oreille et se contenta de rire, et entre deux parades, trouvant le temps de désigner, du bout de son épée, une place à terre :


« Ici, dit-il, parodiant un verset de la Bible, ici mourra Biscarat, seul de ceux qui sont avec lui.

– Mais ils sont quatre contre toi ; finis-en, je te l’ordonne.

– Ah ! si tu l’ordonnes, c’est autre chose, dit Biscarat, comme tu es mon brigadier, je dois obéir. »

 

Et, faisant un bond en arrière, il cassa son épée sur son genou pour ne pas la rendre, en jeta les morceaux pardessus le mur du couvent et se croisa les bras en sifflant un air cardinaliste.

 

La bravoure est toujours respectée, même dans un ennemi. Les mousquetaires saluèrent Biscarat de leurs épées et les remirent au fourreau."

 

(http://fr.wikisource.org/wiki/Les_Trois_Mousquetaires/Chapitre_5)

 

adversaire brisemont

"... Le premier objet qui frappa la vue de d’Artagnan en entrant dans la salle à manger, fut Brisemont étendu par terre et se roulant dans d’atroces convulsions.

 

Planchet et Fourreau, pâles comme des morts, essayaient de lui porter secours ; mais il était évident que tout secours était inutile : tous les traits du moribond étaient crispés par l’agonie.

 

« Ah ! s’écria-t-il en apercevant d’Artagnan, ah ! c’est affreux, vous avez l’air de me faire grâce et vous m’empoisonnez !

– Moi ! s’écria d’Artagnan, moi, malheureux ! moi ! que dis-tu donc là ?

– Je dis que c’est vous qui m’avez donné ce vin, je dis que c’est vous qui m’avez dit de le boire, je dis que vous avez voulu vous venger de moi, je dis que c’est affreux !

– N’en croyez rien, Brisemont, dit d’Artagnan, n’en croyez rien ; je vous jure, je vous proteste…

– Oh ! mais Dieu est là ! Dieu vous punira ! Mon Dieu ! qu’il souffre un jour ce que je souffre !

– Sur l’évangile, s’écria d’Artagnan en se précipitant vers le moribond, je vous jure que j’ignorais que ce vin fût empoisonné et que j’allais en boire comme vous.

– Je ne vous crois pas », dit le soldat.

 

Et il expira dans un redoublement de tortures."

 

(http://fr.wikisource.org/wiki/Les_Trois_Mousquetaires/Chapitre_42)

 

adversaire cahusac

"... Athos serait mort plutôt que d’appeler au secours ; mais il pouvait regarder, et du regard demander un appui. D’Artagnan le devina, fit un bond terrible et tomba sur le flanc de Cahusac en criant :


« À moi, monsieur le garde, je vous tue ! »


Cahusac se retourna ; il était temps. Athos, que son extrême courage soutenait seul, tomba sur un genou.

 

« Sangdieu ! criait-il à d’Artagnan, ne le tuez pas, jeune homme, je vous en prie ; j’ai une vieille affaire à terminer avec lui, quand je serai guéri et bien portant. Désarmez-le seulement, liez-lui l’épée. C’est cela. Bien ! très bien ! »

 

Cette exclamation était arrachée à Athos par l’épée de Cahusac qui sautait à vingt pas de lui. D’Artagnan et Cahusac s’élancèrent ensemble, l’un pour la ressaisir, l’autre pour s’en emparer ; mais d’Artagnan, plus leste, arriva le premier et mit le pied dessus.


Cahusac courut à celui des gardes qu’avait tué Aramis, s’empara de sa rapière, et voulut revenir à d’Artagnan ; mais sur son chemin il rencontra Athos, qui, pendant cette pause d’un instant que lui avait procurée d’Artagnan, avait repris haleine, et qui, de crainte que d’Artagnan ne lui tuât son ennemi, voulait recommencer le combat.


D’Artagnan comprit que ce serait désobliger Athos que de ne pas le laisser faire. En effet, quelques secondes après, Cahusac tomba la gorge traversée d’un coup d’épée."

 

(http://fr.wikisource.org/wiki/Les_Trois_Mousquetaires/Chapitre_5)

 

adversaire jussac

"... Mais les deux rapières avaient à peine résonné en se touchant, qu’une escouade des gardes de Son Éminence, commandée par M. de Jussac, se montra à l’angle du couvent.


« Les gardes du cardinal ! s’écrièrent à la fois Porthos et Aramis. L’épée au fourreau, messieurs ! l’épée au fourreau !

 

Mais il était trop tard. Les deux combattants avaient été vus dans une pose qui ne permettait pas de douter de leurs intentions.

 

« Holà ! cria Jussac en s’avançant vers eux et en faisant signe à ses hommes d’en faire autant, holà ! mousquetaires, on se bat donc ici ? Et les édits, qu’en faisons-nous ?

– Vous êtes bien généreux, messieurs les gardes, dit Athos plein de rancune, car Jussac était l’un des agresseurs de l’avant-veille. Si nous vous voyions battre, je vous réponds, moi, que nous nous garderions bien de vous en empêcher. Laissez-nous donc faire, et vous allez avoir du plaisir sans prendre aucune peine.

– Messieurs, dit Jussac, c’est avec grand regret que je vous déclare que la chose est impossible. Notre devoir avant tout. Rengainez donc, s’il vous plaît, et nous suivez.

– Monsieur, dit Aramis parodiant Jussac, ce serait avec un grand plaisir que nous obéirions à votre gracieuse invitation, si cela dépendait de nous ; mais malheureusement la chose est impossible : M. de Tréville nous l’a défendu. Passez donc votre chemin, c’est ce que vous avez de mieux à faire. »


Cette raillerie exaspéra Jussac."

 

(http://fr.wikisource.org/wiki/Les_Trois_Mousquetaires/Chapitre_5)

 

adversaire vitray

"...« Faites-moi venir Vitray, dit-il, et dites-lui de s’apprêter pour un voyage. »

 

Un instant après, l’homme qu’il avait demandé était debout devant lui, tout botté et tout éperonné.

 

« Vitray, dit-il, vous allez partir tout courant pour Londres. Vous ne vous arrêterez pas un instant en route. Vous remettrez cette lettre à Milady. Voici un bon de deux cents pistoles, passez chez mon trésorier et faites-vous payer. Il y en a autant à toucher si vous êtes ici de retour dans six jours et si vous avez bien fait ma commission. »

 

Le messager, sans répondre un seul mot, s’inclina, prit la lettre, le bon de deux cents pistoles, et sortit.

 

Voici ce que contenait la lettre :

« Milady,

« Trouvez-vous au premier bal où se trouvera le duc de Buckingham. Il aura à son pourpoint douze ferrets de diamants, approchez-vous de lui et coupez-en deux.

« Aussitôt que ces ferrets seront en votre possession, prévenez-moi. »"

 

(http://fr.wikisource.org/wiki/Les_Trois_Mousquetaires/Chapitre_14)

 

Les adversaires de Force 3 (avec 4 dès d'attaque) seront marquants dans leur effet et leur récompense:


- Cavois, dès le début de partie avec son point de vie supplémentaire, peut résister à de multiples assauts (comme Rochefort);

 

- Laffemas, éventuellement dès le début (même si sa récompense est la plus juteuse), qui peut surprendre grâce à sa botte secrète;

 

- La Houdinière sera utile en milieu ou fin de partie face à des Mousquetaires suréquipés.

 

 

adversaire cavois

"...

– Qu’y a-t-il donc ? demanda d’Artagnan.

– Oh ! je vous le donne en cent, monsieur, je vous le donne en mille de deviner la visite que j’ai reçue pour vous en votre absence.

– Quand cela ?

– Il y a une demi-heure, tandis que vous étiez chez M. de Tréville.

– Et qui donc est venu ? Voyons, parle.

– M. de Cavois.

– M. de Cavois ?

– En personne.

– Le capitaine des gardes de Son Éminence ?

– Lui-même.

– Il venait m’arrêter ?

– Je m’en suis douté, monsieur, et cela malgré son air patelin.

– Il avait l’air patelin, dis-tu ?

– C’est-à-dire qu’il était tout miel, monsieur.

– Vraiment ?

– Il venait, disait-il, de la part de Son Éminence, qui vous voulait beaucoup de bien, vous prier de le suivre au Palais-Royal.

– Et tu lui as répondu ?

– Que la chose était impossible, attendu que vous étiez hors de la maison, comme il le pouvait voir.

– Alors qu’a-t-il dit ?

– Que vous ne manquiez pas de passer chez lui dans la journée ; puis il a ajouté tout bas : « Dis à ton maître que Son Éminence est parfaitement disposée pour lui, et que sa fortune dépend peut-être de cette entrevue. »"

 

(http://fr.wikisource.org/wiki/Les_Trois_Mousquetaires/Chapitre_25)

 

adversaire laffemas

 

"La conversation tomba tout naturellement sur l’incarcération du pauvre homme. M. Bonacieux, qui ignorait que d’Artagnan eût entendu sa conversation avec l’inconnu de Meung, raconta à son jeune locataire les persécutions de ce monstre de M. de Laffemas, qu’il ne cessa de qualifier pendant tout son récit du titre de bourreau du cardinal et s’étendit longuement sur la Bastille, les verrous, les guichets, les soupiraux, les grilles et les instruments de torture."

 

(http://dxq.free.fr/thugian/ebookfr/Dumas-mousquetaires-2.pdf)

 

 

 

 

 

 

 

 

adversaire houdiniere

"... enfin, un tumulte si grand, que M. Le cardinal crut qu’il y avait émeute et envoya La Houdinière, son capitaine des gardes, s’informer de ce qui se passait.

 

La chose fut racontée au messager avec toute l’efflorescence de l’enthousiasme.

 

« Eh bien ? demanda le cardinal en voyant La Houdinière.

– Eh bien, Monseigneur, dit celui-ci, ce sont trois mousquetaires et un garde qui ont fait le pari avec M. de Busigny d’aller déjeuner au bastion Saint-Gervais, et qui, tout en déjeunant, ont tenu là deux heures contre l’ennemi, et ont tué je ne sais combien de Rochelois.

– Vous êtes-vous informé du nom de ces trois mousquetaires ?

– Oui, Monseigneur.

– Comment les appelle-t-on ?

– Ce sont MM. Athos, Porthos et Aramis.

– Toujours mes trois braves ! murmura le cardinal. Et le garde ?

– M. d’Artagnan.

– Toujours mon jeune drôle ! Décidément il faut que ces quatre hommes soient à moi. »"

 

(http://fr.wikisource.org/wiki/Les_Trois_Mousquetaires/Chapitre_47)

 

Le cruel dilemme de Milady dès le début de la partie sera de placer ou non des adversaires coriaces tant que les Mousquetaires ne sont pas équipés (mais qui peuvent aussi rapporter pas mal de pistoles) ou de les confondre dans de multiples escarmouches. Au fur et à mesure de la partie, Milady devra alors gérer au mieux ses réserves qui s'épuisent...

 

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15 septembre 2010 3 15 /09 /septembre /2010 17:30

paris constanceLes cartes Paris sont autant de moyens pour Milady d'infléchir la partie dans une certaine direction, et accroître ainsi le nombre d'urgences que les Mousquetaires devront affronter.

 

Milady devra ainsi veiller:

 

- à ne pas laisser Paris vide trop longtemps (sauf dans les derniers tours), tout en plaçant la carte Paris la plus pénalisante au vu de la situation (compteur de temps avancé, Mousquetaires blessés, La Rochelle affaiblie...) ou des défis/duels associés;

 

- à anticiper en prenant une carte Paris en réserve en estimant au mieux la carte qui pénaliserait les Mousquetaires par la suite.

 

Il n'y a pas de forte récompense à finir Paris, et autant il est critique pour les Mousquetaires de ne pas laisser certaines cartes trop longtemps (rarement plus de 2 ou 3 tours), autant il ne faut pas forcément pour eux les régler trop vite (d'autant plus si Milady en a une autre carte Paris en réserve).

 

L'enlèvement de Constance est une carte assez symptomatique de ce dilemme:

 

- Le premier tour où cette carte est posée, les Mousquetaires ne peuvent pas perdre: Milady fait au maximum 4 succès sur les 6. Aucune urgence donc à la finir (mais vous pouvez la commencer), même si l'épée de Damocles de perdre la partie brutalement vient d'être dévoilé (ce qui peut déstabiliser les plus valeureux, mais inexpérimentés, Mousquetaires).

 

- Les tours suivants, tant que Milady n'a pas fait un total de 2 succès, les Mousquetaires restent sereins, et à 2 succès exactement peuvent tenter le pari que Milady ne réussira pas à la fin du tour (4 attaques sur 4 dès).

 

- Au-delà, l'urgence devient réelle!

 

Or un ou deux tours sans effet négatif direct à Paris relâche fondamentalement la pression des Mousquetaires, et leur permettra enfin d'avancer sur les autres lieux (et notamment la quête des Ferrets!).

 

La contrepartie est que plus les Mousquetaires tardent et attendent la dernière minute pour régler l'enlèvement, et plus Rochefort a des chances de s'y trouver pour les contrecarrer: dans ce cas limite, Athos sera alors le Mousquetaire à privilégier que cela soit pour le défi au Panache (3 de base, juste un de moins que ce feignant de D'Artagnan qui aurait pu effectuer ce défi avant pour sa belle) ou les Adversaires restants...

 

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